Hernie Discale et Névralgie

Hernie discale cervicale

Moins fréquente que la hernie discale lombaire (35 % contre 65 %), la hernie discale cervicale peut avoir une consistance « molle » surtout chez l’adulte jeune. Elle peut ensuite avoir une consistance plus « dure » par prolifération de l’arthrose.

De topographie le plus souvent latérale dans le canal cervical, elle vient alors comprimer sur le côté la racine nerveuse. Ceci entraîne des douleurs cervicales qui se prolongent dans le membre supérieur. C’est ce qu’on appelle la névralgie cervico-brachiale.

Se développant plus rarement en position médiane au contact de la moelle épinière, la hernie discale pourra entraîner un tableau plus sévère de compression médullaire (avec des troubles sensitifs et moteurs des quatre membres).

Un geste chirurgical de décompression neurologique s’impose alors. L’imagerie cervicale de référence pour ce segment de la colonne vertébrale est l’I.R.M. cervicale. Dans les cas de névralgie cervico-brachiale, le traitement comprend le repos assisté si besoin d’un collier cervical d’immobilisation. Il comporte aussi un traitement anti-inflammatoire corticoïde.

Une infiltration sous contrôle radiologique peut secondairement être discutée. Excepté pour des formes cliniques sévères (douleurs hyperalgiques ou troubles neurologiques sensitifs et moteurs), on n’envisagera la chirurgie qu’en dernier recours si la douleur reste rebelle à un traitement bien conduit.

L’intervention chirurgicale

Au cours de l’opération, le neurochirurgien retire le disque intervertébral après un mini abord antérieur cervical. Puis, sous microscope opératoire, il décomprime en profondeur les éléments neurologiques. En fin d’intervention, une fois la libération neurologique obtenue, il remplace le disque par un implant prothétique. Ceci permet de conserver la statique vertébrale et d’éviter une éventuelle récidive à l’étage opéré.

Post-opératoire

Le patient peut se lever le jour même. Il peut regagner son domicile le lendemain ou le surlendemain en respectant des consignes de ménagement physique pour un mois. Des soins de kinésithérapie peuvent être prodigués en complément. La reprise des activités sportives est progressive. Le retour à la vie professionnelle est possible rapidement chez un travailleur sédentaire (entre un et deux mois). Il faudra attendre la visite de pré reprise pour des activités avec contraintes mécaniques plus importantes.

Dr Christophe Morel
Neurochirurgien