La chirurgie réfractive

Qu’est-ce que l’opération de la chirurgie réfractive ?

Également appelé opération des yeux au laser, la chirurgie réfractive consiste à corriger les défauts de la vision comme la myopie, astigmatisme, l’hypermétropie ou encore la presbytie. Réalisée en ambulatoire et sous anesthésie locale, l’opération est faite par un chirurgien ophtalmologue assisté d’un orthoptiste. Grâce à différentes techniques de laser, le praticien corrige les défauts de l’œil pour ainsi permettre aux patients d’améliorer sa vision et s’astreindre de lunettes ou de lentilles. La récupération se fait en quelques jours, voir pour certaines techniques dès le lendemain.

Quels avantages ?

La chirurgie réfractive présente l’avantage principal d’améliorer la vision chez les patients souffrant d’un défaut visuel. Une fois opéré, le patient n’a plus besoin de porter de lunettes ou de lentilles de contact, améliorant ainsi sa qualité de vie au quotidien. Les motivations qui poussent les patients à se faire opérer sont de diverses natures : retrouver une plus grande liberté dans le sport, éliminer les inflammations causées par le port d’un corps étranger comme les lentilles, économiser les frais d’optique (adaptation des verres, nouvelles montures, ajustement des lentilles de contact). De plus, les effets de la chirurgie se font ressentir de manière quasi-immédiate et durent tout au long de la vie.

Chirurgie refractiveQuels sont les défauts opérables ? 

Les défauts optiques appelés amétropies sont au nombre de 4  : La myopie, l’hypermétropie, la presbytie et l’astigmatie. Ces derniers différents les uns des autres, impliquent des techniques opératoires variables.

L’opération de la myopie vient diminuer la courbure de la cornée. Les patients atteint de ce trouble ont un oeil soit trop long soit une courbure trop prononcée. Le laser vient alors corriger le défaut en réalisant une fine lamelle de la cornée également appelé volet cornéen.

Les patients atteints de presbytie souffre d’une diminution de la capacité de l’oeil à s’accommoder.  L’opération au laser de la presbytie consiste à remodeler la cornée pour la rendre multifocale.

Dans le cas de l’astigmatisme, l’oeil possède une cornée ou un cristallin de courbure irrégulière qui n’arrive pas à faire une mise au point de manière précise. Les personnes astigmates ressentent des gènes autant dans la vision de loin que de près.  La chirurgie réfractive consiste à moduler la cornée pour uniformiser sa courbure.

Enfin les personnes souffrant d’hypermétropie ont un oeil plus court que la normale ou présente une courbure trop faible. L’opération consiste alors à augmenter la courbure de la cornée en la bombant.

Qui est éligible à la chirurgie réfractive ? 

Pour se faire opérer, le patient doit avoir une vision stable. Cette stabilité visuelle diffère en fonction des personnes. Les petits défauts rétractifs se stabilisent neutralement entre 20 et 25 ans. Afin de déterminer l’éligibilité, le patient est tenu de faire un bilan pré opératoire. Ce dernier se compose en 3 étapes distincts :
– La réfraction : mesure chiffrée du défaut visuel
– La topographie : Examen qui dresse des cartes topographiques de la cornée
– Examen ophtalmologique : Le chirurgien déterminera si le patient est éligible à la chirurgie refractive et détaillera les techniques opératoires adaptées.

Quels sont les techniques de chirurgie réfractive  ?

Le Lasik
Le traitement LASIK, ou « Laser in-Situ Keratomileusis », permet de corriger les défauts optiques tels que la myopie, avec ou sans astigmatisme, la presbytie ou l’hypermétropie. Cette technique est la plus courante car la plus rapide en termes de récupération visuelle. C’est également la méthode la moins douloureuse et la plus précise. De manière plus concrète, le traitement LASIK consiste à modifier les rayons de courbure de la surface de la cornée en agissant sur les couches plus profondes. C’est la technique la plus utilisée pour traiter la myopie. Le laser femtoseconde realise alors une fine lamelle de la cornée également appelé volet cornéen. Une fois ce volet soulevé par l’ophtalmologiste le laser excimer procede au traitement de la myopie en « grignotant » quelques microns d’épaisseur cornéenne.

La PKR
La méthode PKR (PhotoKératectomie Réfractive) est généralement utilisée pour les petits défauts optiques ainsi que pour des cornées relativement fines. Cette technique ne s’utilise pas en en cas de presbytie.
Dans ce traitement, après que le chirurgien ait retiré la couche superficielle (appelée aussi épithélium), le laser vient gommer la surface de la cornée .
La méthode PKR entraîne une récupération visuelle différée et non immédiate. Elle est parfois douloureuse et peut provoquer des gênes optiques qui ne dépassent pas les 3 jours.

Le SMILE
Le SMILE représente une nouvelle ère dans le traitement laser. Cette technique laser permet au chirurgien d’opérer par le biais d’une micro-incision en forme de sourire (d’où le nom). Cette méthode a pour effet de diminuer de 80% la taille de l’incision de la cornée par rapport à d’autres traitements. Une épaisseur ultra-fine de la cornée est découpée en 3 dimensions pour redonner à l’oeil sa courbure souhaitée. Le chirurgien retire ensuite, par la micro-incision, cette même lamelle ultrafine. Les résultats pour un traitement par SMILE est immédiat. La cicatrisation demandée à une micro-incision est en effet beaucoup plus rapide et simple qu’une incision « standard ».

Comment se déroule l’opération  ?

L’intervention de chirurgie réfractive dure en moyenne 20 minutes. Les yeux sont anesthésiés à l’aide de gouttes. Le patient est ensuite amené à s’installer dans le bloc opératoire sur le lit du laser. Le chirurgien guide ensuite le patient durant toutes les étapes de l’intervention.

Quels sont les risques ? 

Dans le cadre de chirurgie réfractive, le patient doit respecter des règles strictes pour écarter le risque infectieux, un traitement post opératoire sous forme de collyre est nécessaire. Suite à son intervention d’autres mesures viendront s’ajouter comme ne pas se frotter les yeux, éviter l’exposition à la poussière, ne pas faire de sport à risque ou encore de baignade. Le chirurgien ainsi que le centre de prise en charge communiquent largement sur ces mesures afin d’éviter au maximum le risque infectieux.

En matière d’infrastructure et de technologie utilisées, les opérations se déroulent dans un bloc opératoire, avec des équipements laser qui répondent à des normes strictes. Les lasers font l’objet d’un suivi permanent des constructeurs.

Enfin, l’ensemble des risques liés à la chirurgie réfractive sont détaillés dans un document qui devra être signé par le patient en amont de son intervention. Si des interrogations persistent, ce dernier peut toujours se rapprocher de l’ophtalmologue ou du centre de chirurgie.

Y a t’il des douleurs ? 

Une anethésie locale de yeux est realisé par le biais de goutte en amont de l’intervention. Le patient ne ressent donc pas de douleurs mais simplement un contact. Le chirurgien ainsi que l’orthoptiste veillent à ce que le patient soit détendu en le rassurant tout au long de sa prise en charge.

En post opératoire la notion de douleur diffère en fonction de la technique utilisée. Le Lasik donne une sensation de picotement. La PKR quant à elle génère des douleurs qui sont réduits grâce à la prise d’antalgiques.

 

Plus d’information sur le centre de chirurgie réfractive de la Clinique du Parc Lyon ici.