Chirurgie Pelvipérineologique

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Incontinence urinaire d’effort : bandelette sous urétrale (TOT et TVT)

IncontinenceQu'est ce que c'est

Intervention consistant à poser une bandelette synthétique sous l'urètre pour le soutenir et empêcher des fuites lors des efforts. Elle permettra ainsi de remplacer les structures défaillantes de soutien de la vessie et de l'urètre. Deux techniques sont proposées : TOT (trans-obturator tape) ou TVT (tension-free vaginal tape). Seule la voie d'abord diffère. La technique du TOT est actuellement la plus fréquemment utilisée, le TVT étant plutôt réservé au cas où le sphincter urétral est jugé plus faible.

Technique chirurgicale

L'opération peut se faire sous anesthésie générale ou locorégionale (rachianesthésie). Dans les deux techniques vous êtes installée en position gynécologique, et une petite incision est réalisée sous l'urètre, au niveau de la paroi antérieure du vagin. Pour la technique TVT viennent s'ajouter deux incisions sus-pubiennes supplémentaires. Quant à la TOT, elle nécessite deux incisions latérales, au niveau du pli entre la cuisse et la vulve.

Le traitement de l'incontinence urinaire d'effort relève de la chirurgie gynécologique.

Déroulement

La bandelette est passée à l'aide d'une aiguille et posée sans tension sous l'urètre. Les incisions sont suturées. Dans la technique du TVT une cystoscopie est réalisée en fin d'intervention pour vérifier l'état de la vessie. Une sonde urinaire est laissée en place.

L'intervention se fait généralement en ambulatoire avec sortie le jour même. Avant la sortie la sonde urinaire est retirée. Apres la première miction le résidu post mictionnel (quantité d urine restant dans la vessie) est mesuré ; si celui-ci est inférieur à 100ml la sortie est autorisée.

Indications

L’arrêt de travail est d'une semaine. Afin de faciliter la cicatrisation, il est déconseillé de porter des charges, de prendre des bains ou d’avoir des rapports sexuels pendant trois semaines.


Prolapsus

ProlapsusQu'est ce que c'est

Le prolapsus est une pathologie invalidante qui correspond à la descente d'un ou de plusieurs organes du petit bassin (rectum, utérus, vagin ou vessie). Il peut se traiter par la chirurgie gynécologique, en remettant les organes en place et en les rattachant dans le pelvis.
L'intervention peut être réalisée soit sous anesthésie générale, soit sous anesthésie loco-régionale (péridurale ou rachianesthésie).

Deux méthodes chirurgicales vous sont proposées :

  • Méthode par voie basse (abord vaginal):
    Ce type d'intervention se déroule par les voies naturelles, ce qui permet d'éviter toute incision abdominale. Cette cure consiste en l'amarrage du fond du vagin ou de l'utérus, si celui-ci est toujours présent, à des ligaments du pelvis, dans le but de maintenir les organes en place et éviter toute récidive.
    Deux possibilités existent pour réaliser ce geste :
    • Utiliser les muscles et ligaments déjà présents pour le soutien de la vessie et du rectum. L'utérus est enlevé le plus souvent.
    • Utiliser des bandelettes, qui sont des petites prothèses en tissu synthétique non résorbable. Pour cela, le chirurgien doit réaliser quelques petites incisions qui permettent de placer ces prothèses à travers le vagin. Ce geste permet de renforcer le soutien des tissus et organes afin de les maintenir dans leur position naturelle. Un avantage majeur de cette technique est la conservation de l'utérus.

    L'opération dure en moyenne une heure pour une durée totale d'hospitalisation de trois jours, avec arrêt de travail de deux trois semaines.

  • Méthode par promontofixation cœlioscopique :

    Ce type d'intervention utilise un abord abdominal. Néanmoins, la cœlioscopie permet d'éviter une ouverture large de l'abdomen. En effet, seules de petites incisions sont réalisées, qui permettront le passage des instruments nécessaires à l'opération, notamment de l'optique, qui porte une caméra retransmettant les images sur un écran, ce qui oriente le chirurgien dans sa manipulation.

    L'utérus peut être enlevé ou conservé. Les organes descendus sont remis et maintenus en place grâce à des bandelettes qui sont fixées à un élément solide à l'arrière du bassin, le promontoire (partie du sacrum). La durée d'hospitalisation est de trois jours aussi, et 15 jours 3 semaines d'arrêt de travail.

Praticiens: 

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contenu modifié le 31/03/2017